Category: Créations

Souk: Une autre histoire du Maghreb

 

Théâtre d’étalage dans les bruits de la ville


« Une chorba, des épices, de la poésie, quelques paroles d’exils, de la vie qui navigue sur les
flots de la Méditerranée, d’Alger à Marrakech, de Bab el Oued aux montagnes de l’Atlas.
Il y a comme une rumeur qui monte et envahit doucement les lieux. Il y a quelque chose qui
n’est pas comme d’habitude.
La poésie est une saveur, un ingrédient comme peut l’être une tomate, un morceau de viande
ou de pain, une sucrerie. Les marchés sont des espaces spécifiques qui ré organisent la ville
pour un temps. Ce sont aussi des lieux de plaisirs, de rencontres, de découvertes et de rituels.
Comme peut l’être le théâtre.
Un rendez vous avec l’espace et le théâtre pour prendre le temps de découvrir les délices de
la littérature dans le brouhaha du bazar. »
SOUK est un dispositif théâtral installé dans les allées d’un marché, pendant la durée de celui-
ci.
Nous voulons ainsi frictionner la poésie avec un espace qui ne lui est pas vraiment dédié,
au milieu des sons spécifiques du marché, au milieu des échanges commerciaux et des
va et vient permanents. Trouver comment dire en créant dans cet espace une alcôve
précieuse où il sera question de tendre l’oreille et de prendre au passage un instant
imprévu.
C’est aussi parce que les marchés sont des espaces publiques spécifiques qui ré
organisent la ville le temps de leurs durées où tout le monde s’accorde à ce moment
précis pour fonctionner autrement avec l’espace. Ce sont aussi des lieux de plaisirs, de
rencontres, de découvertes et de rituels.
Comme peut l’être le théâtre.
Enfin, ce sont des lieux qui nous renvoient à l’histoire, il y a les foires inscrites dans nos
passés locaux et nationaux ; lieux également qui nous interpellent de façon universelle :
c’est peut-être même un patrimoine rural et urbain, à l’échelle internationale


Nous allons donc dans cet espace public pour donner à entendre pendant toute la durée
du marché les auteurs d’Afrique du Nord pour rendre hommage à cette littérature qui
nous saisi par sa diversité et son engagement.
Les textes sont joués ou lus par les acteurs, mais ils sont aussi là physiquement : une
bibliothèque des livres essentiels et des casques pour les entendre en version bilingue.
Textes des poètes et de l’exil, parce qu’il est des pays où écrire est dangereux, parce que
parfois la France a servi de refuge à la parole.
L’idée est donc de cheminer plusieurs heures, à l’épreuve de ces poèmes sur le bitume,
de faire grandir les phrases, les échos d’un écrit à l’autre, jusqu’à donner dans son
intégralité le pamphlet de Aït Djafer.
A la fin du marché, un public « convié » est invité pour entendre le texte écrit en Algérie
en 1952 par le poète Ismaïl Aït Djafer : « La complainte des mendiants arabes de la
Casbah et de la petite Yasmina tuée par son père ».
Les artistes accompagnent le public aux abords du marché pour une déambulation de
quarante minutes permettant une écoute intimiste de ce long poème. Au retour sur l’étal
la chorba, mijotée depuis plusieurs heures est partagée. La rencontre se poursuit par les
saveurs du palais.
La pièce a été crée en 2016, lors d’une série de résidences « in situ ».
Elle a été jouée une quinzaine de fois et poursuit son aventure sur les routes et les
marchés de France en 2017 (La Rochelle, Poitiers, Mulhouse, Bordeaux et la CUB…)

 

Distribution
Mise en scène : Dalila Boitaud Mazaudier
Scénographie : Adrien Maufay
Interprétation : Dalila Boitaud Mazaudier, Marie-Leïla Sekri (en alternance), Hadi
Boudechiche, Vincent Mazaudier
Régie technique : Oriana Le Coutour, Vincent Mazaudier
Administration / production : Sophie Duluc
Diffusion : François Mary
Communication / graphisme : Marielle Abgoton, Ceren Bregeon

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TOUCHÉ MAIS PAS COULÉ

TMPC Avignon

Cette histoire s’est déroulée à Arjuzanx, dans les Landes où tout commence en 1950.
A la fin du mois de février 1992, la centrale thermique de l’EDF arrête définitivement de produire de l’électricité. Aujourd’hui, l’usine est fermée au public.
A l’endroit de la mine, là où les engins creusaient inlassablement la terre, il y a un lac, un immense lac.
Toutes les paroles ont été prononcées par les anciens de la mine, leurs épouses, leurs avocats, leur médecin.
Aujourd’hui encore, les hommes de mains, les militants, se battent chaque jour contre
“ Le grand capitalisme industriel et bancaire “ dont parlait Marcel Paul dans les années 50.

Cette pièce de théâtre est dédiée à tous les camarades des luttes du monde entier, à tous les copains qui sont partis, d’Arjuzanx et d’ailleurs, et à toutes celles et ceux, militant du quotidien, qui combattent humblement pour l’humanisme et la liberté.

TMPC Avignon Les ouvriers de la mine :
François Billard, Daniel Biremont, Hubert Brethes, Raymond Cadis, Robert Carbonié, Marius Commet, Christian Dages, Daniel Darboucabe, Jean Claude Daugé, Eugène Descoubes, Jean Claude Dumartin, Patrick Dupart, Euzébio Jaurégui, Francis Mesplède, Jean Yves Nasseys, Jacques Parthaunaud

Le médecin :
Docteur Patrick Mouyen

Les Avocats :
Maître Ledoux et Maître Gonsard, Cabinet Ledoux, Paris

Les femmes :
Jeanette Bordes, Françoise Laborde, Nicole Poumey

Les militants :
Brunot Bachoc, Jean Louis Barthes, Eddy Combret, Fiore Dascoli, Alain Delmas, Jean Marc Destenabe, Jacques Ducout, Jean Pierre Dupin, Philipe Médiavilla, Michelle Naureils, Sylvain Tocquec

« Nous voulions raconter une histoire. Nous voulions poser un regard sur le passé proche pour interroger le présent et constater ensemble les transformations de nos sociétés d’hommes.Après plusieurs mois de travail, de collectages, de rencontres et de réflexions engagées à la fois dans le champ du social et dans celui de l’art, cette histoire est devenue une pièce de théâtre, un espace / temps pour retrouver l’essence de cette aventure de trente ans, qui se poursuit encore aujourd’hui, tant les questions soulevées regardent l’actualité en face. Ce sont des hommes, une usine, un combat, des êtres vivants et leurs morts, des catastrophes, des utopies, un cri féroce exploré comme un long poème. L’existence prise au jeu de la scène de théâtre ; le théâtre engagé dans la politique du réel. »
Dalila Boitaud, directrice artistique de la compagnie Uz et Coutûmes

TMPC Avignon Une pièce de théâtre de la Compagnie Uz et Coutumes

« Le scandale de l’amiante qui est révélé chaque jour un peu plus, la souffrance générée dans le travail en général, les questions soulevées sur l’avenir des services publics, la crise des valeurs que traverse notre société nous ont convaincu de l’urgence de donner une forme visible aux cultures de solidarités, de luttes véhiculées au cours de l’aventure sociale, humaine, industrielle liée à la vie de la centrale d’Arjuzanx. »
Eddy Combret, président de la CMCAS de Bayonne.

« Les gars de la centrale ne s’en laissaient pas conter.
De manifs en tribunal, ils se sont battus pour l’emploi, pour les salaires, pour leur dignité jusqu’au bout.
Dignité, solidarité, engagement.
La lutte se conjugue au présent et au futur.
Résister pour ouvrir des horizons nouveaux, de l’espoir.
Résister pour conquérir.
Ils nous ont montré le chemin, celui du refus, de la résignation.
Engagés, engagement, militer, militants, humainement fraternel, fraternellement humain.
Pour  que l’on garde comme boussole que rien n’a jamais été acquis par le bon vouloir des possédants mais que seul le rapport de force  les contraint à céder.
Que le feu couve sous la braise et que des réflexes d’insoumissions peuvent ressurgir pour inventer demain.
Engager, engagement, solidarité, fraternité…à nous de jouer… »
Alain Delmas, Syndicaliste, Président du CERESA

TMPC Avignon

TOUCHÉ MAIS PAS COULE

Direction artistique : Dalila Boitaud
Images : Cécile Marical
Musique originale : Bernard Lubat
Mixage : J Pax
Scénographie : Adrien Maufay
Régie générale : Vincent Mazaudier
Direction technique : David Brunet
Régie plateau : Clovis Chatelain
Costumes : Josette Raynard-Folliot
Accessoires : Alexandre Echasseriau
Interprétation : Isabelle Loubère, Pierre Mazaudier, Christophe Lafargue, Thomas Pelletier
L’enfant : Raphaël Loheac
Graphisme : David Alazraki
Photographies : Alexandre Soria

Partenaires : CCAS, CMCAS de Bayonne, Conseil Général des Landes, Conseil régional d’Aquitaine, Mairie de Morcenx, Communauté de communes du pays Morcenais.

TMPC Avignon

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Enfance de l’art, UZ de là

 

 

spectacle : 2500 à l’heure.

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« 2500 à l’heure », 2500 ans de théâtre en une heure, d’après le Théâtre de l’Unité, une pièce écrite par Jacques Livchine et Hervée de Lafond

« Par où commencer ? Comment vous le raconter ? Tout arrive à la fois comme une marée montante. Commencer par les auteurs, les acteurs, les metteurs en scène, les décorateurs. Pourquoi pas les techniciens ? Tout se bouscule, tout arrive à la fois.

C’est une foule qui hurle, qui pleure et qui rit »

Avec : Clémence Boudé, Camille Bezies, Charlie Drouillard, Marilou Drouillard, Chloé Galli, Ninon Léglise, Gabrielle Léglise, Anna Pradal, Lenni Pujol.
Mise en scène : Dalila Boitaud – Mazaudier.
Régie générale : Vincent Mazaudier.

 

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OPERA BITUME

L’opéra bitume est un acte artistique nomade, capable de se sédentariser le temps de la rencontre.

Lilles, quartier sud, Juin 2012

Lilles, quartier sud, Juin 2012

L’opéra bitume est un trajet avec un territoire et les humains qui le décuplent.
C’est un véritable échange avec le réel, dans son ensemble et dans les détails.
Parce qu’il y a un détail auquel il convient de s’attacher.
Vivre ensemble ? Qu’est ce que c’est ?
Il ne s’agit pas de trouver une réponse théorique, tout se trouve dans la pratique.
Il s’agit de prendre du temps.
Nous avons besoin d’être dans la cité, de travailler le partage du sensible dans la ville, c’est en ce sens que nous sommes des artistes de rue, c’est là, uniquement là qu’une œuvre collective peut advenir et transmettre sa force.

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