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Conversations avec Marceline
31 octobre 2018 à 21 heures à l’Estaminet d ‘Uzeste

Paris Mai 2016
Marceline Loridan Ivens/Dalila Boitaud Mazaudier/Emmanuel Rugema

Marceline Loridan Ivens est partie le 18 septembre 2018.

Elle avait 90 ans.

Dix jours avant exactement, j’étais chez elle dans son appartement de la rue des Saint Pères à Paris.

C’était donc notre dernière conversation et, naïvement peut-être, je ne l’ai pas imaginé une seconde.

Marceline était là, avec son rire unique et ses cheveux rouges, avec ses mots indispensables et ses mains tremblantes.

Nous avons bu un verre de vin blanc comme d’habitude, et comme d’habitude elle m’a raccompagnée sur le pas de la porte avec sa démarche chancelante et ces mots :

« A bientôt, si vous avez besoin de moi pour quoi que ce soit, je serai là. »

Voilà.

Lorsque j’ai appris sa disparition à la radio, je me suis dit immédiatement: il nous faut poursuivre notre conversation pour penser le monde, le passé et l’avenir.

Et inscrire au présent ces conversations avec Marceline.

Une tentative de Dalila Boitaud Mazaudier avec Marceline Loridan Ivens.


 
TOUT DÉPEND DU NOMBRE DE VACHES

En résidence à Ramonville 12 -16 Novembre

Latitude 50 4 – 10 Décembre

Le nouveau projet de la compagnie Uz et Coutumes pour les enfants avec leurs parents
Troisième et dernier (?) opus entre la France et le Rwanda.

Nous sommes lauréats de deux bourses d’accompagnement à l’écriture. Cela va nous permettre de prendre grand soin de cette étape si importante dans nos travaux.

Nous irons à Marchin, en Belgique dans le cadre du dispositif« ECRITURE EN CAMPAGNE » avec Latitude 50. L’auteur expert qui nous accompagnera sera bientôt dévoilé.

Nous travaillerons avec nos compagnons d’ARTO à Ramonville (Saison et Festival de théâtre de rue) , grâce au dispositif « ECRIRE POUR LA RUE » de la SACD et du Ministère de la Culture.

Ce sont des enfants qui parlent.
Il y a ceux qui ont vécu le génocide, enfants de victimes ou enfants de bourreaux.
Il y a ceux qui sont morts et nous reviennent comme des anges.
Il y a ceux qui sont nés après et portent dans leur chair une mémoire vive, qui n’est pas forcément consciente.
Il y a ceux qui n’ont rien vu, et qui traversent le présent avec des points d’interrogations.
Et ceux qui voudraient que cela ne se reproduise plus jamais.

Ils ont tous une histoire avec une vache.

ÉJO N’ÉJO BUNDI, hier aujourd‘hui demain et après demain

En tour à Rwanda 15-30 Janvier

Nous avons traversé le vingtième siècle.

Le vingtième siècle qui commence un dimanche rouge, le 24 avril 1915 à Constantinople en Empire Ottoman.

Le vingtième siècle qui commence le 30 janvier 1933, vers midi, à Berlin en Allemagne.

Le vingtième siècle qui commence le 17 avril 1975 au Cambodge. A 11 heures du matin, Phnom Penh est tombé comme un fruit pourri.

Le vingtième siècle qui commence le 7 avril 1994, sur la route de Kanombe, à Kigali au Rwanda.

Le vingtième siècle qui commence le 11 juillet 1995 à Srebrenica sur les collines de Bosnie Herzégovine.

Le Parapluie-CNAREP-Aurillac ©Pierre Soissons

Le Parapluie-CNAREP-Aurillac ©Pierre Soissons

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Installation d’Une Catastrophe

© Cécile Marical, La Rochelle, Décembre 2017

L’installation d’une catastrophe est un espace à ciel ouvert, une trace de ce « passé qui ne passe pas », une tentative testimoniale face aux injures de l’amnésie et du révisionnisme.
Elle fait partie d’un dispositif plus vaste constitué d’une pièce de théâtre, de l’édition d’un recueil de textes inédits (essentiellement des témoignages), s’inscrivant dans un parcours ininterrompu de recherches, d’investigations et d’aller retour – relations entre la France et le Rwanda.

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Souk. Une autre histoire du Maghreb.

© François Mary

Comment un parcours théâtral peut-il générer de l’espace public, c’est à dire la possibilité de parler, d’entendre, de dialoguer ?

Pour ne pas sombrer dans les fascismes ordinaires entendus ça et là, il y a sans doute plusieurs solutions, la littérature et plus largement la pensée sont des pistes que nous nous devons d’explorer dans ces périodes troublées.

La nouvelle création de la compagnie Uz et coutumes est sur les routes depuis cet hiver.

Après Bordeaux en janvier, Poitiers en juin, Mulhouse et Chalons sur Saône en juillet, retrouvez SOUK à Poitiers, Blanquefort et Saint Médard en Jalles.

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©Cécile Marical

Hagati yacu. Un poème urbain de la guerre, du soleil et de la mélancolie.

Crée en 2013, la pièce de théâtre en mémoire des tutsi du Rwanda poursuit son chemin. Désormais la pièce se joue en co distribution franco-rwandaise et dans les deux langues, avec nos amis artistes du Ishyo Arts Center de Kigali.

Représentée cet été au festival FURIES à Chalon en Champagne et à Bordeaux, nous serons peut-être au MASA (Marché des Arts du Spectacle Africain) à Abidjan en mars 2018.

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